Les entreprises suisses n’enfreignent pas volontairement les normes en matière de droits de l’homme et environnementaux. Au contraire: elles respectent les législations en vigueur et contribuent régulièrement au rapprochement entre les normes des pays émergents et en développement et les normes européennes. Elles créent non seulement des emplois, paient des impôts et investissent dans les infrastructures sur place, mais elles concourent aussi à la transmission de normes et valeurs concernant le traitement des personnes et de la nature. Cela ne passe pas seulement par les exportations, mais également, voire plus, par la présence locale et les investissements directs. En ce sens, l’activité économique des groupes n’est donc pas le problème, mais fait au contraire partie de la solution pour résoudre les défis sociaux et économiques (cf. encadré).

L’obligation de faire respecter les droits de l’homme et de l’environnement incombe avant tout à l’État. Les entreprises ne disposent ni de la souveraineté ni des outils nécessaires pour la mise en œuvre. Leur marge de manœuvre est limitée. Il est également naïf de penser que les multinationales – même aux normes de RSE les plus strictes – puissent empêcher les abus chez les fournisseurs. Leur influence sur les fournisseurs et sous-traitants est limitée, voire inexistante, car ceux-ci sont des entreprises indépendantes, avec leur propre direction, et ne peuvent pas être contrôlés au même titre qu’un département entièrement intégré à l’entreprise (cf. figure). Aujourd’hui déjà, les entreprises agissent lors d’événements critiques dans leur chaîne logistique et tentent d’y remédier. Toutefois, cela se révèle particulièrement difficile pour les entreprises hors de la structure du groupe.

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